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Paris, le 16 juillet 2015

Pause Superbike : le bilan de Christophe Ponsson

Pause Superbike : le bilan de Christophe Ponsson

Alors que le World Superbike 2015 marque une pause d'un mois suite à l'annulation de l'épreuve de Moscou, Moto-Net.Com en a profité pour interroger les pilotes français sur leur bilan de mi-saison. Interview de Christophe Ponsson, benjamin du WSBK !

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Moto-Net.Com : Première question, évidente mais capitale : comment vas-tu ?
Christophe Ponsson :
Je vais mieux merci ! J'ai mis du temps à me remettre d'une blessure à ma jambe droite suite à ma lourde chute de Misano, où un adducteur et un tendon ont été touchés.

MNC : Cela fait six mois que tu roules en WSBK. Quel est ton avis sur ce championnat, son règlement, ses courses (deux par dimanche !), ses pilotes ?
C. P. :
Concernant le championnat, je pense que le règlement offre plus de possibilités pour les petites équipes qui n'ont pas les mêmes moyens que les officielles, que ce soit budget ou matériel. Ça regroupe un peu tout le monde, les écarts sont souvent très serrés ! Il y a un beau plateau avec des pilotes qui ont beaucoup d'expérience. Cela dit c'est bien pour un rookie comme moi pour me faire passer des steps. J'aime bien le format deux courses le dimanche, par contre il faut être très bien préparé physiquement car il y a très peu de temps de récupération entre les deux courses... et très peu de temps aussi pour manger !

MNC : Que penses-tu de la domination de Jonathan Rea et de Kawasaki cette année ?
C. P. :
Jonathan est juste parfait cette année, c'est vraiment beau à voir de l'intérieur. Il ne commet aucune erreur, il est très rapide, il est très fort en rythme de course, il conserve le mieux ses pneus pour la fin de course. Il est l'exemple même du pilote qui met tout bout à bout sur la moto et c'est assez impressionnant. En plus de ça, Jonathan est quelqu'un de très cool en dehors du paddock ! Pour Kawasaki, cela fait maintenant un bon moment qu'ils sont aux avant-postes de cette catégorie. Avec deux bons pilotes, ça donne 1 et 2 au championnat et ça peut durer encore très longtemps... Les Ducati sont très bien aussi, mais leurs deux pilotes manquent de régularité : Davies et Giugliano sont capable de gagner eux aussi, mais ils sont peut-être obligés de se mettre plus en difficulté pour suivre le rythme des Kawa.

MNC : Tu es actuellement 26ème du championnat, avec 7 points et trois 14èmes places comme meilleur résultat. Quel est ton bilan personnel de cette première moitié de saison ?
C. P. :
Mon bilan personnel de cette première moitié de saison est positif. J'apprends énormément chaque week-end ! Bien que j'ai été freiné quelques fois dans ma progression en ce début de saison, j'ai réussi à bien m'adapter à cette catégorie après une saison 2014 cauchemardesque (lire également notre Portrait MNC du 7 avril 2015 : à la rencontre de Christophe Ponsson, NDLR). Je me rapproche des leaders chaque week-end, j'ai commencé le championnat en Australie à 3,5 secondes du meilleur chrono et j'ai réussi à descendre ce gap à 1,5 s à Donington en FP3 et 1,8 à Portimao. C'est vraiment pas simple de gagner 1,5 à 2,0 s sur soi-même, j'ai beaucoup travaillé avec l'aide de Fabien Foret et je suis content de nos progrès en si peu de courses.

MNC : Tu as débuté l'année chez Grillini, puis tu es passé chez Pedercini. Comment gère-t-on un changement d'équipe en cours d'année ?
C. P. :
Le changement de team en pleine saison n'a pas été évident... Il a fallu mettre beaucoup de choses en place et nous sommes à peine dans une situation stable avec l'équipe depuis Misano. C'est comme un nouveau championnat à mi-saison. Tout se passe bien avec le team Pedercini et je suis très content d'en faire partie, je ne peux que continuer ma progression.

MNC : Tu es resté sur une Kawasaki mais les motos étaient-elles semblables ? Es-tu satisfait de ta machine aujourd'hui ?
C. P. :
Les motos n'étaient plus vraiment les mêmes, je suis par exemple passé à l'électronique 2015 dès mon arrivée chez Pedercini. La structure est différente, elle est beaucoup plus professionnelle et pour un jeune comme moi, c'est très important d'être bien entouré.

MNC : Te reste-t-il suffisamment de moteurs pour terminer la saison au top ?
C. P. :
Oui, on arrivera à finir la saison sans soucis.

MNC : Sur quels points vas-tu travailler pendant la seconde moitié de saison ?
C. P. :
J'ai beaucoup à faire sur ma façon d'arrêter la moto en entrée de virage et la faire pivoter au plus vite. C'est donc sur mon pilotage que je dois continuer à travailler essentiellement. Gérer l'électronique est encore quelque chose de nouveau pour moi, j'ai besoin de plus de kilomètres pour bien savoir l'utiliser à son maximum.

MNC : Y-a-t-il des circuits que tu attends avec impatience ?
C. P. :
Oui, à vrai dire tous ceux des dernières courses ! Laguna-Seca est un circuit mythique et spécial, je suis donc impatient de le découvrir. La Malaisie aussi, avec l'humidité et la forte température là- bas, ça va être un beau week-end pour prendre de l'expérience. J'aime beaucoup Jerez et je pense que je peux faire un beau week-end. Magny-cours forcément, ma course à domicile même si je n'ai pas plus roulé que les autres pilotes sur ce circuit. Et enfin, la finale au Qatar, juste pour la course de nuit !

MNC : Quel étais ton programme avant Laguna Seca ?
C. P. :
J'ai dû être patient suite à ma lourde chute de Misano. Je n'ai pas pu reprendre le sport comme je l'aurais souhaité. Je ne pouvais pas courir, je me suis donc préparé autrement.

MNC : Quel était ton objectif en début de saison ? A-t-il changé ?
C. P. :
En début de saison, je ne savais pas ou j'allais me retrouver... J'ai donc pris le week-end de Phillip Island comme point de repaire. Réduire les écarts avec les leaders en séance libre puis en course a été mon objectif premier pour la suite de la saison. C'est ce qui a été réalisé car je suis passé de 3,5 à 1,5 s au mieux. Malgré tout il y a énormément de travail à accomplir pour continuer à se rapprocher des leaders, mais je suis en bonne voie.

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