
Sortie en demi-finale par une Espagne injouable, la France cherche à briller sur le terrain de la préparation moto, via le concours Triumph Originals ! C'est l'atelier FCR Original qui prend le relais des Bleus avec un Scrambler 1200 XE aussi rouge que déterminé. Présentation sur Moto-Net.Com...
Moins populaire que la coupe du monde de Trump football et ses 48 nations, le concours international Triumph Originals réunit sept ateliers de sept pays autour d'un thème commun, "Time Capsule", et d'une base mécanique unique, le Scrambler. Chaque préparation, dévoilée au fil de l'été, revisite une époque marquante de ce type de machines. Après le modèle "Made in China", MNC relaie le projet français...
Fondé en 2012 par Sébastien Guillemot et basé à Chauvigny dans la Vienne, FCR Original est vite devenu une référence du custom tricolore. Sa philosophie tient en une règle simple mais non négociable : aucune modification n'est validée si elle n'a pas de sens, ni de fonction. L'ergonomie, la maniabilité et l'équilibre général de la moto priment sur le seul effet visuel.

Pour représenter la France, FCR Original a choisi de puiser dans l'ADN le plus brut du Scrambler : la poussière, l'aventure et la robustesse à toute épreuve, cette imagerie increvable héritée des années 1960. Construite sur la base de la Scrambler 1200 XE, la "Red Dust" se distingue tout d'abord par sa teinte rouge profonde et pailletée.
La "Poussière Rouge" se dote de nombreuses pièces qui attirent les regards, flattent l'ego, et doivent améliorer les performances de la machine, à l'opposé donc de certaines bêtes de concours aussi ravissantes qu'inconduisibles ! En respectant les fondamentaux du Scrambler, cette prépa s'assume pleinement sa vocation tout-terrain. Fans de cafés en terrasse, s'abstenir.

La candidate française du concours Triumph Originals 2026 est prête à défendre nos couleurs face aux six autres nations en lice. Elle attend vos votes en ligne. Et si "les Bleus" ont mordu la poussière et ne rapporteront pas la coupe de à la maison, il reste à FCR Original une occasion de faire résonner la marseillaise… Allez la Rouge !
Comment êtes-vous entré dans l’univers de la préparation moto ?
Dans une grange à la campagne, sur un sol en terre battue, autour d’une passion commune pour la mécanique. Nous n’étions pas là pour créer une marque, mais pour transformer, expérimenter et repousser les limites. C’est là que nous avons transformé une Triumph Speed Triple 1050 en œuvre d’art sur roues, ce qui a marqué un tournant. C’est le premier projet qui a abouti à une vente. C’est là qu’est né l’esprit FCR Original : exigence, performances, souci du détail et élégance intemporelle.

Qu’est-ce que vous aimez dans la personnalisation des motos Triumph ?
L’héritage de Triumph est unique. L’histoire de la marque est profondément liée à l’évolution des motos modernes. Ces motos possèdent une élégance résolument britannique, une classe intemporelle, perceptible génération après génération. D’un point de vue mécanique, les moteurs Triumph sont réputés pour leur solidité, leur caractère et leur fiabilité. Ils offrent une base extrêmement solide pour les projets custom. Quand nous travaillons sur une machine qui a déjà une âme, notre travail consiste à révéler son potentiel et à le sublimer, sans le trahir.
Comment décririez-vous votre approche de la customisation moto ?
Avant de saisir nos outils, nous réfléchissons aux lignes, aux proportions et à l’histoire que la moto doit raconter. Chaque modification doit avoir un but. Une moto custom réussie doit être belle, mais aussi logique et fiable. Nous abordons chaque projet en équipe. Nous parlons, nous échangeons des idées et nous nous poussons mutuellement à aller plus loin. Chacun de nos customs doit refléter le savoir-faire artisanal collectif de l’atelier. Chacun des membres doit avoir pu exprimer son talent dans la machine finale.

De quelle époque Scrambler votre projet est-il inspiré ?
Des années 60 et 70. Cette période représente l’essence même du Scrambler : retourner à l’essentiel. Les motos étaient modifiées avec créativité et pragmatisme pour répondre à un besoin simple : aller plus loin. Les composants étaient fabriqués à la main pour être solides et durables. Les intentions étaient simples ; l’exécution, précise et rigoureuse.
Quelle est votre étape préférée dans le processus de customisation et pourquoi ?
L’étape finale de l’assemblage. C’est à cette étape que chaque composant trouve sa place et que le projet devient enfin une moto complète. C’est le moment où le concept devient réalité.
Si vous pouviez créer une moto custom pour la personne de votre choix, qui choisiriez-vous et pourquoi ?
Probablement Steve McQueen. Il incarne l’esprit d’aventure et de liberté associé aux Scramblers. C’était aussi un grand fan de Triumph. Ce serait un défi symbolique et passionnant de pouvoir créer une moto pour quelqu’un ayant eu une telle influence sur la culture moto et la marque.
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