
Moto-Net.Com est brièvement passé au guidon de la QJMotor SRV600 V2, le nouveau cruiser à moteur V2 de QJMotor. Un trop bref galop d'essai pour éprouver toutes les qualités et défauts de ce custom natif A2 (47,5 ch)… mais néanmoins suffisant pour tomber sous son charme !
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SIMA, l'importateur exclusif de QJMotor, nous a fait découvrir les nouveautés 2026 du constructeur chinois pendant une journée et demie d'essais à son siège de Beaune (21). Problème : QJ s'attaque à tous les segments avec pas moins de cinq nouvelles motos, du roadster 900 cc à la sportive 400 cc en passant par la 125 et le custom !
Impossible de tester convenablement autant de machines différentes en si peu de temps : Moto-Net.Com a pourtant "tout donné" ! En témoignent notre élection vidéo de la meilleure nouveauté QJMotor 2026 ainsi que notre essai détaillé du sulfureux roadster SRK921 aux racines MV Agusta. Avant de repartir, entre bouclage de notre vidéo et celui de notre valise, nous nous sommes aussi penchés sur le cas de la SRV 600 V2…

Pourquoi ? Car ce petit cruiser nous faisait de l'oeil avec son look sympa, tandis que son bicylindre de 550,4 cc se plie idéalement aux exigences des permis A2 (47,5 ch et 53 Nm). A 6599 euros, la SRV600 V2 est par ailleurs accessible. Des qualités qui sont devenues rares dans la production, à plus forte raison depuis le retrait de l'historique leader du genre : le Sportster 883 Iron d'Harley-Davidson (voir les rivales ci-dessous).
Décision est donc prise d'aller le tester dans les environs directs de la SIMA, sans perdre de temps : notre train de retour vers Paris se moque comme d'une guigne de notre curiosité professionnelle ! Un grand merci au passage à toute l'équipe de l'importateur bourguignon, notamment à son photographe Florian qui a gentiment accepté de nous shooter "à la volée" pour ce Flash test exclusif !
Cette SRV600 V2 est le deuxième custom QJMotor importé en France : le premier est la SRV600 V4 qui, comme son nom l'indique, exploite un 4-cylindres en V de 561 cc sans équivalent dans la production. Cette nouvelle "V2" la joue plus traditionnelle avec son bicylindre en V, associé à son style également plus classique.

Les codes du genre Cruiser sont respectés avec sa ligne basse, son réservoir bombé (16 litres), sa partie arrière enveloppante et sa sa selle généreusement creusée au profit de l'accessibilité. Ses doubles échappements superposés sont réussis, tout comme les bâtons polis de ses jantes en 16 pouces qui singent des rayons. Sa monte large à l'avant (130 mm) lui confère un certain côté badass.
D'autres détails lui sont favorables, comme son phare dépourvu de vitre, composé d'un cerclage à LED autour d'un lenticulaire. Sympa ! Idem pour ses rétros inversés en bout de guidon. La SRV600 V2 dégage même un peu de sportivité avec sa robuste fourche inversée et son étrier radial qui pince un gros disque en 320 mm. Ne nous demandez pas la marque, en revanche : ce sont des pièces "génériques" venues de Chine !

Cette moto reproduit les canons esthétiques du genre mais y intègre suffisamment d'originalité pour dégager une vraie identité. Sa finition est par ailleurs convenable, voire léchée par endroit : le cruiser "QJ" peut toiser sans ciller des rivales comme les CMX Rebel 500 et autres Kawasaki Eliminator 500 (voir ci-dessous).
Pontets de guidon sérieux, peinture correctement appliquée, soudures discrètes, chrome présent sans être envahissant : la SRV600 V2 évite habilement les travers "cheap" souvent reprochés aux customs d'entrée de gamme. Moto-Net.Com apprécie ses acheminements de gaines et câbles dans des tresses en plastique ajourées, le tout maintenu via de solides colliers. Propre.
L'accès à bord de la SRV 600 V2 est facilité par sa selle basse, à seulement 705 mm du sol, et sa forme de réservoir agréable et étroite entre les cuisses. Les Bikers et les "Bikeuses" de petite taille apprécieront ! L'assise se révèle par ailleurs onctueuse, en plus de correctement caler le bas du dos.


Les commandes avancées tombent naturellement sous les bottes, tout comme le guidon aussi large que relevé. Les branches sont recourbées pour venir à la rencontre du pilote, sans fléchir le buste. Le cintre est bien dessiné, sans ces bizarreries ergonomiques qui caractérisent certains customs : les bras ne sont ni trop hauts, ni trop bas. Idem pour le bas du corps.
Les leviers réglables jouent aussi en sa faveur, tout comme les prises USB (A et C) logées dans la partie supérieure gauche de son cadre tubulaire. Juste en dessous de l'oeillet de contrôle du niveau de refroidissement liquide : pratique ! Son cadran LCD de 3,5 pouces présente en outre de façon lisible les informations utiles : vitesse, régime, rapport engagé, niveau d'essence et trips.
Seul bémol : son poids de 205 kg avec le plein de 16 litres, soit 14 kg de plus que sa rivale Honda (191 kg) et… 29 kg que la Kawasaki (176 kg) ! Cette masse non négligeable - pour une moto de 550 cc - se ressent moteur coupé, ainsi que pendant les manoeuvres à très faible vitesse.
Comment expliquer une telle "surcharge pondérale" face aux Rebel et Eliminator 500 ? Deux explications : QJMotor fabrique des motos plus lourdes que la moyenne, toutes catégories confondues, ce qui s'explique certainement par l'emploi de matériaux moins "nobles". Tous les aciers ne se valent pas pour construire un cadre, de même que les alliages des fonderies moteur…


Deuxième raison : la SRV 600 V2 reçoit une transmission par courroie, quand ses rivales japonaises "travaillent à la chaîne". Un mal pour un bien, en quelque sorte : la QJMotor profite d'une transmission plus propre et davantage en phase avec le genre Cruiser ! De quoi lui pardonner son embonpoint ?
Oui et non, car sa compatriote 450CL-C affiche un modeste 183 kg sur la balance CFMoto, malgré sa transmission par courroie ! Et la 450CL-C ne coûte que 6299 euros : la SRV600 V2 accuse une différence de 22 kg et de 300 euros. Les chinois ne concurrencent pas que les japonais et les européens : ils sont également sans pitié entre-eux !
Le moteur de la SRV 600 V2 est un… V2. Mais oui ! Blague à part, ce bicylindre en V est de conception carrée avec ses côtes parfaitement identiques : 70,5 mm d'alésage pour 70,5 mm de course. Cette architecture le distingue des bi-en-ligne japonais, tout en singeant la production américaine.

Mélodieux, ce V-twin exprime une sonorité ronde et grave au ralenti : son grondement sourd lui donne de la présence, sans agresser les tympans. Aucun frottement parasite ou grésillement agaçant ne vient entacher cette bande-son flatteuse. Les vibrations sont par ailleurs correctement filtrées.
La généreuse amplification de ses vocalises à l'accélération donne le sourire : la SRV 600 V2 a de la voix, sans pour autant casser les oreilles (écoutez là en vidéo embarquée). Sa musicalité ronflante valorise chaque relance, donnant même l'impression de "rider" une plus forte cylindrée. La pêche de son moulin n'y est pas étrangère : le cruiser QJ possède de solides relances, particulièrement de 3000 à 6500 tr/mn.
Son V-twin se montre aussi costaud que joueur : ses puissantes accélérations - pour un 500 cc - s'amplifient après les mi-régimes pour aller joyeusement taquiner les 9000 tr/mn du rupteur ! C'est un moteur agréable et étonnamment vif, qui distribue chaque newton-mètre de son couple (53 Nm) avec générosité. Sa courbe de puissance qui va crescendo le rend par ailleurs vivant.

Ce bloc profite également d'une injection précise et vierge d'à-coups, ainsi que d'une transmission bien étagée. Son embrayage - secondé par un antidribble - est facile à manipuler, à mille lieues du levier gauche "viril" de rivales américaines. Sa sélection n'appelle à aucune critique, tandis que son élasticité l'autorise à descendre sous 2000 tr/mn sur les premiers rapports.
En raison du format "éclair" de ce test, Moto-Net.Com n'a pas été en mesure de mesurer sa consommation, d'étalonner sa vitesse de pointe ou encore de noter ses régimes aux allures légales. Impossible également de vérifier s'il ne dégage pas de chaleur en ville.
Le comportement dynamique de cette SRV 600 V2 est l'autre bonne surprise de cet essai : le custom QJMotor est sacrément bien balancé ! Son train avant, notamment, ne mérite que des éloges : confiance, stabilité, réactivité et équilibre. Tout est là ! Rares sont les Cruisers à accepter autant de sollicitations sans manifester de limites au niveau du train directeur.

Facile à diriger, la SRV 600 V2 s'incline volontiers en courbe malgré ses pneus larges en 130 et 180 mm. Ses masses judicieusement équilibrées permettent de composer avec sa masse sans - trop - transpirer dans les épingles ou lors des demi-tours. Manoeuvres durant lesquelles son rayon de braquage correct - pour le genre - vient s'ajouter à son crédit !
Sa fourche inversée - réglable en compression et détente - travaille à l'unisson avec ses combinés arrière ajustables en précharge. Le confort et la qualité d'amortissement sont épatants, là encore à des années-lumière de l'aspect tape-"c...l" trop souvent en vigueur dans la catégorie ! Sans être un modèle de douceur et de progressivité, la SRV 600 V2 se tire de l'exercice du bosselé avec les honneurs.
Ajoutez à cela un freinage dosable et agréablement puissant, malgré le simple disque, et vous obtenez un custom adroit et ludique dans le viroleux. De quoi rapidement éprouver ses 120 mm de garde au sol, fort heureusement sans rencontrer de points durs dès le premier contact !

La SRV 600 V2 profite par ailleurs d'une bonne motricité "naturelle", entendez pas là qu'elle ne fait jamais regretter l'absence d'un contrôle de traction. Notez également qu'elle fait l'impasse sur une centrale à inertie (IMU), comme toutes les QJMotor en 2026, ainsi que sur des cartographies moteur sélectionnables au guidon.
Finalement, seule sa monte d'origine nous a semblé en retrait de ses capacités : ses pneus CST ne sont pas très "bavards" et exigent un temps de chauffe conséquent pour obtenir une adhérence optimale. Dommage d'avoir rogné sur ce poste alors que la grande majorité des QJMotor importées en France sont en Pirelli, à la demande de la SIMA !
La SRV 600 V2 est l'une des révélations du millésime 2026 de QJMotor : un vrai coup de coeur pour la rédaction de Moto-Net.Com ! Et pas que, à en juger par vos retours sur notre chaîne Youtube : "L'esthétique du cruiser est attirante", remarque "Plwn6468", alors "1838bails", ancien propriétaire d'une Harley 883, se dit "agréablement surpris" après l'avoir essayé.

Bien motorisé et correctement suspendu, le custom de Wenling marque de gros points dans des domaines très (trop) souvent négligés chez les cruisers. Les prestations de son train avant sont par ailleurs, toutes proportions gardées, étonnamment sportives : ce dynamisme se marie idéalement avec son répondant moteur.
Sa présentation et sa finition sont conformes aux attentes, tandis que sa transmission par courroie constitue un atout face à la concurrence japonaise... dans l'attente du retour prévu d'une Harley-Davidson Sportster. Reste que la CF Moto 450CL-C lui jette de l'ombre sur les chromes à budget légèrement inférieur !
QJMotor doit également se constituer une image pour convaincre les "Bikers" de franchir la porte d'une des 75 concessions en France. SIMA prévoit 25 points de ventes supplémentaires d'ici la fin de l'année 2026 pour atteindre son objectif de "4000 immatriculations", soit deux fois plus qu'en 2025. Cette SRV 600 V2 pourrait bien y contribuer !
Et aussi, avec un budget plus important :
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POINTS FORTS SRV600V2 |
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POINTS FAIBLES SRV600V2 |
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