
Enfin une excellente nouvelle pour les motards : les kits éthanol E85 vont être autorisés sur les deux-roues. Après des années d’attente et d’injustice, alors que les voitures en profitaient déjà depuis 2017, les motos pourront enfin tourner à moindre coût et réduire leur empreinte carbone. Une avancée écologique, économique et symbolique.
Depuis 2017, les automobilistes français peuvent rouler au Superéthanol-E85, un carburant contenant jusqu’à 85% d’éthanol agricole, moins cher et moins polluant que l’essence classique. Étrangement, les motards et scootéristes, eux, étaient laissés sur le bas-côté…
Les deux-roues en effet, ne pouvaient être légalement converti au moyen de boîtier FlexFuel, pourtant disponibles. Une aberration dénoncée depuis des années par la FFMC et les professionnels du secteur, alors que la technologie était prête, que certaines solutions étaient "fabriquées en France", et que la crise des carburants tournait à plein régime.
Enfin, le bon sens vient de l’emporter : le député Sacha Houlié a annoncé, ce mercredi 29 avril 2026, que les kits éthanol pour motos allaient enfin être autorisés. Une belle éclaircie qui éclaire un ciel longtemps chargé de promesses non tenues.
Car oui, il aura fallu près de dix ans pour que l’État se souvienne que les deux-roues motorisés existaient aussi. Pendant ce temps, les voitures carburaient à l’E85 qui "permet de réduire les émissions à effet de serre de -70% par rapport à l’essence fossile et n'émet quasiment pas de particules avec -90% de réduction entre essence et Superéthanol-E85", annonce le ministère de l'Agriculture (données 2019).

Autre atout de ce super-carburant : "la France est le premier producteur européen d'éthanol, et exporte environ un quart de sa production dans le reste de l'Union européenne", signale l'état français (chiffres 2023), "second producteur européen de biodiesel" par ailleurs.
L’ironie de la situation n’échappait à aucun motard : alors que la France se targue d’être un leader en matière de transition écologique, elle a longtemps ignoré tout un pan de sa "mobilité" pourtant extrêmement efficiente, notamment pour les trajets du quotidien !

Les motards les plus audacieux ou les plus excédés n’avaient d’autre choix que se tourner vers des installations clandestines. Avec cette annonce, c’est donc une triple victoire : écologique, économique et symbolique. Ce sont celles de toute une filière injustement bridée - hum, cela vous rappelle quelque chose ? -, composée des producteurs d’éthanol, fabricants de kits, scootéristes et motards bien sûr.
Reste à savoir si cette fois, l’État saura passer des paroles aux actes sans traînasser. Sacha Houlié qui peut se féliciter d'avoir activement participé à l'obtention de cette homologation, continuera de suivre le dossier de près : "cette mesure bénéficiera aux 4 millions de motards ET aux PME françaises qui proposent des solutions sur le sujet !", souligne le député de la Vienne.
.
.
.