
Le coût de l'assurance moto augmente : selon le comparateur en ligne LeLynx.fr, ce budget majeur a augmenté de +6% en un an, incitant près d'un tiers des motards à sélectionner la formule... au tiers, alors qu'ils sont justement exposés aux chocs et bobos. Autre mauvaise nouvelle, les disparités selon les régions et l'âge continuent de croître.
Le coût de la vie augmente, MNC ne vous apprend rien. Celui de l'assurance moto aussi, nous indique le baromètre auto/moto 2026 diffusé par LeLynx.fr : selon le comparateur en ligne (depuis 2015), la prime est passée de 601 euros en 2025 à 634 euros désormais, soit une progression de +6%.
Face à cette hausse (et à toutes les autres, dont la récente flambée du prix de l'essence !) les motards se tournent vers la formule au tiers, dont la part atteint actuellement 31% contre 27% l'an dernier. À 394 euros par an, cette option minimaliste séduit par son coût réduit, tandis que le tous-risques à 800 euros, recule (45% des contrats Vs 51%).
Les Moto-Nautes - qui, comme chacun sait, sont un peu mieux informés que les autres - savent qu'à conditions égales, les primes varient en fonction du lieu de résidence. Or ses disparités géographiques atteignent de nouveaux sommets : en Bourgogne-Franche-Comté, assurer sa moto coûte en moyenne 486 euros par an, contre 806 euros en Île-de-France. Soit un fossé de 66% !
La Provence-Alpes-Côte d’Azur (651 euros) et la Corse (700 euros) complètent le trio des régions les plus chères. Ce qui pèse dans la balance : la sinistralité plus ou moins élevée (chutes et vols), la densité de circulation, la valeur des véhicules, le stationnement (rue, parking, box…)… et l'attitude au guidon, aussi !?

Sans surprise, l’expérience de conduite joue un rôle clé : un motard de moins de 25 ans paie en moyenne 996 euros d’assurance par an, soit exactement trois fois plus qu’un motard de plus de 66 ans (331 euros). Un gouffre qui s'explique relativement aisément par un risque d’accident plus élevé chez les jeunes, des sinistres souvent plus coûteux, et un malus initial qui alourdit la facture.
Pour certains, la note paraît ou devient trop haute : en 2022 selon l'observatoire de la non-assurance mis-à-jour par l'ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière), environ 110 000 motos et scooters circulaient sans assurance en France. On compte aussi plus de 800 000 automobiles non assurés, soit plus de 2% du parc automobile de particuliers !
Attention toutefois :"conduire sans assurance, c'est s'exposer gravement", se permet d'insister Arthur Martiano, directeur général de LeLynx.fr. Certes, le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) se charge d'indemniser les victimes d’accidents de la circulation dont les responsables sont inconnus ou non assurés. Mais le conducteur responsable lui, peut être condamné à payer toute sa vie pour les dégâts commis ou drames subis...
À force, l’assurance finit par représenter entre 27% et 33% du budget annuel dévolu à une moto, selon la formule retenue. Sans location de parking (estimée à 1200 euros) et assuré au tiers, l’assurance moto représente le deuxième poste de dépense derrière le carburant (819 euros), pesant ainsi très lourd dans le budget d'un ménage.

Pour info, les différentes charges sont calculées pour une MT-07, le roadster Yamaha comptant "parmi les modèles les plus comparés en 2026 sur LeLynx.fr". LeLynx établit le kilométrage à 10 000 km par an et estime la consommation moyenne à 4,2 l/100km (prix de l'essence retenu au 19 mars : 1,95 euros).
Côté automobile, la prime moyenne s’élève à 663 euros, avec une progression marquée de la formule au tiers (32% des contrats Vs 28% en 2025). Les jeunes conducteurs sont "malussés" (voire évités) mais la conduite accompagnée permet de limiter la casse (1260 euros au lieu de 1634 pour moins de 20 ans). Les écarts régionaux sont moindres qu'en moto : 45%.
En conclusion, LeLynx.fr évoque quelques pistes pour faire baisser la facture : "connaître son contrat, comparer tous les ans, adapter son mode de vie (stationnement, mobilité...), changer régulièrement (à tout moment dans l'année après 1 an de contrat depuis la loi Hamon)". En somme, rester à l’affût, tel un chat sauvage !
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