En réaction à la crise du coronavirus, les courses Moto3, Moto2 et MotoGP 2020 n'incluront aucun pilote invité pour contenir le nombre de personnes sur le paddock. Cette décision de la commission Grand Prix signifie que les essayeurs de chaque constructeur - dont Jorge Lorenzo - ne disposeront pas de wildcard. Explications.
"La commission Grand Prix a décidé de suspendre toute wildcard pour la saison 2020, cette décision permettra également de réduire les coûts en MotoGP", informe cette instance composée des représentants du promoteur des GP (Dorna), de l'association des teams (IRTA), de la Fédération internationale de motocyclisme (FIM) et de l'association des constructeurs (MSMA).
Cette décision - qui concerne les trois catégories - fait suite aux mesures de protection prises dans l'espoir de redémarrer la saison MotoGP fin juillet, notamment d'organiser des courses à huis clos avec un nombre restreint de personnes dans le paddock (1200, contre environ 3000 habituellement).
"Il est important de conserver un nombre moindre de participants et, parallèlement, les équipes engagées se doivent d’avoir un espace d’utilisation optimal pour ses box", développent les membres de la commission pour expliquer cette suspension des pilotes invités.
Autrement dit en catégorie reine : seuls les 22 pilotes titulaires pourront prendre le départ, si tant est que des courses se disputent bel et bien en 2020... Cette annonce peu surprenante met fin aux ambitions de Jorge Lorenzo, qui avait annoncé son désir de participer à une course sur la Yamaha peu de temps après son embauche comme pilote de développement.
Le retour aux affaires du triple champion du monde MotoGP - initialement prévu au GP de Barcelone avant sa déprogrammation - n'aura donc pas lieu cette année, ce qui doit autant contrarier l'intéressé que le promoteur des Grands Prix : revoir Lorenzo sur la Yamaha aurait à coup sûr fait le "buzz", voire même constitué l'évènement phare de la course concernée !
Jorge Lorenzo n'est pas le seul à pâtir de cette situation : Suzuki ne pourra pas aligner une troisième GSX-RR pour son pilote d'essais Sylvain Guintoli, qui avait pris l'habitude d'étrenner les dernières évolutions en conditions réelles via trois wildcard. Déception pour le "frenchie" dont les retours ont largement contribué aux progrès de la marque d'Hamamatsu...
Même chose pour Stefan Bradl (Honda), Michele Pirro (Ducati) ou encore Bradley Smith (Aprilia), bien que ce dernier ne soit pas encore pleinement fixé sur son sort dans l'attente des derniers éclaircissements officiels concernant la suspension pour dopage d'Andrea Iannone.
KTM ne pourra pas non plus faire rouler son prestigieux pilote de développement : le jeune retraité Dani Pedrosa, à qui la marque autrichienne fait les yeux doux pour le convaincre de ponctuellement piloter la RC16 en course ! Pour "Pedro" en revanche, cette annonce tombe à pic puisque le catalan refuse fermement tout retour en compétition. Pour l'instant ?!
A noter enfin que la commission Grand Prix a aussi décidé que les constructeurs disposant de concessions en MotoGP pourraient homologuer leur moteur 2020/2021 "plus tardivement". Aprilia et KTM - seules marques concernées par ces avantages réglementaires - auront finalement jusqu'au 29 juin pour présenter leur moteur au directeur technique.
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Plateau : Les pilotes et leurs motos 2025
02 mars : GP de Thaïlande
16 mars : GP d'Argentine
30 mars : GP des Amériques
13 avril : GP du Qatar
27 avril : GP d'Espagne
11 mai : GP de France
25 mai : GP de Grande-Bretagne
08 juin : GP d'Aragon
22 juin : GP d'Italie
29 juin : GP des Pays-Bas
13 juillet : GP d'Allemagne
20 juillet : GP de République Tchèque (sous réserve)
17 août : GP d'Autriche
24 août : GP de Hongrie (sous réserve)
07 septembre : GP de Catalogne
14 septembre : GP de Saint-Marin
28 septembre : GP du Japon
05 octobre : GP d'Indonésie
19 octobre : GP d'Australie
26 octobre : GP de Malaisie
09 novembre : GP du Portugal
17 novembre : GP de Valence
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