Le couperet est tombé pour le pilote français Loris Baz, actuellement 15ème du provisoire MotoGP : faute de renouvellement de son contrat avec le team Ducati Avintia, le haut-savoyard ne roulera plus en Grands Prix en 2018. Fort de ses trois saisons en catégorie reine, le n°76 espère rebondir en World Superbike...
Hélas, la nouvelle n'est pas une surprise tant elle était redoutée depuis plusieurs semaines : Loris Baz n'est pas parvenu à sauver sa place dans l'équipe Ducati Avintia, au sein de laquelle il pilote une vieillissante GP15. Pas plus d'ailleurs que son coéquipier Hector Barbera, qui redescendra l'an prochain en Moto2 dans le team Pons.
"Comme pressenti depuis quelque temps, je peux aujourd’hui confirmer que je n’évoluerai pas en MotoGP en 2018", déplore "Baz-ooka". "Malgré tous les efforts de mon entourage et la bonne saison que je suis en train de réaliser, cela n’a pas été suffisant pour lutter face à d’autres paramètres".
Actuellement 15ème du classement provisoire MotoGP, Loris Baz n'a effectivement pas à rougir de sa troisième saison parmi l'élite : le - très - grand jeune homme (1,91 m !) s'est invité à trois reprises dans le Top 10, avec deux neuvièmes places en France puis en Autriche ainsi qu'une 8ème position à Assen qui reste, à ce jour, son meilleur résultat en 2017.
Malgré deux résultats blancs (Austin et Brno), le deuxième pilote français du plateau - avec Johann Zarco - ne pointe qu'à quatre petites longueurs de l'Aprilia officielle d'Aleix Espargaro au classement provisoire : 39 points contre 43 pour l'espagnol. Il est aussi devant la Suzuki d'usine d'Andrea Iannone (16ème avec 33 points), certes en perdition sur la GSX-RR mais tout de même au guidon d'une moto officielle !
Sans doute a-t-il manqué au pilote français un coup d'éclat pour conserver son guidon chez Avintia, le dernier disponible du plateau MotoGP 2018... Une performance comme celles qui ont illuminé ses deux saisons précédentes, quand ses talents d'équilibristes sur piste humide l'avaient mené à une splendide quatrième place à Misano (Italie) en 2015, puis à Brno (République tchèque) l'année suivante.
Loris a bien tenté de rééditer cet exploit lors de la dernière course à San Marin, mais son excès de zèle l'a mené par deux fois au tapis, puis à une décevante 16ème place à l'arrivée... Le n°76 le reconnaît volontiers : c'est une occasion manquée alors qu'un Top 5 était selon lui à sa portée.
"Je ne voulais pas me contenter de terminer cinquième ou sixième, car le rythme que j’avais au warm-up m’aurait permis de décrocher un bon résultat, mais ça n’a pas marché", regrette Loris qui a par ailleurs connu des moments tendus avec son employeur espagnol suite à ses déclarations sur la mort d'un torero de la péninsule ibérique...
"Je suis fier de ce que je suis parvenu à accomplir et de mon parcours au cours de ces trois saisons au plus haut niveau", analyse Loris Baz à propos de ses trois saisons en MotoGP, la première sur une Yamaha Open chez Forward (17ème au général 2015) et les deux suivantes chez Ducati-Avintia (20ème en 2016 et 15ème actuellement).
"J’ai tiré beaucoup d’enseignements aussi bien en tant que pilote que sur le plan humain. Je tiens à remercier tous ceux grâce à qui cela fut possible et toutes les personnes que j’ai côtoyées. Je n’ai que 25 ans (24 en réalité puisqu'il est né le 1er février 1993, NDLR !) et je compte trois années d’expérience en WorldSBK et trois en MotoGP, il me reste donc pas mal d’années devant moi", estime-t-il.
Faute de pouvoir rester en MotoGP, Loris reporte naturellement ses ambitions vers le deuxième championnat du monde de vitesse moto : le World Superbike. Un terrain connu puisqu'il y a fait ses armes avec succès sur Kawasaki, terminant 5ème au général en 2014 après être monté neuf fois sur le podium.
"Nous sommes à présent tournés vers l’avenir et nous souhaitons trouver la meilleure option. J’espère décrocher un guidon en WorldSBK qui me permettrait de figurer parmi les leaders et les protagonistes de la catégorie", décrit ce pilote sympathique et ouvert, dont les résultats en MotoGP ont également pâti de sérieuses blessures en 2016, suivies d'un syndrome des loges opéré cet été.
"Je sais que ce n’est pas simple, les machines potentiellement compétitives ne sont pas nombreuses et beaucoup de places sont déjà occupées", constate-il avec une pointe d'appréhension.
Loris Baz est effectivement conscient de jouer son va-tout et d'avoir l'obligation de réussir sa reconversion pour rester dans la "short list" des pilotes convoités. Il doit pour cela convaincre une équipe WSBK suffisamment compétente pour l'aider à atteindre des objectifs ambitieux, en phase avec son talent et ses capacités.
En clair : un team capable de jouer la gagne, voire le titre. Or, ils ne sont pas nombreux en Superbike, catégorie archi-dominée par Kawasaki et Jonathan Rea malgré les efforts déployés par Ducati et ses pilotes officiels Chaz Davies et Marco Melandri...
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Plateau : Les pilotes et leurs motos 2024
10 mars : GP du Qatar
24 mars : GP du Portugal
07 avril : GP d'Argentine (annulé)
14 avril : GP des Amériques
28 avril : GP d'Espagne
12 mai : GP de France
26 mai : GP de Catalogne
02 juin : GP d'Italie
16 juin : GP du Kazakhstan (reporté)
30 juin : GP des Pays-Bas
07 juillet : GP d'Allemagne
04 août : GP de Grande-Bretagne
18 août : GP d'Autriche
01 septembre : GP d'Aragon
08 septembre : GP de San-Marin
22 septembre : GP d'Inde (annulé)
22 septembre : GP Kazakhstan (annulé !)
22 septembre : GP d'Emilie-Romagne
29 septembre : GP d'Indonésie
06 octobre : GP du Japon
20 octobre : GP d'Australie
27 octobre : GP de Thaïlande
03 novembre : GP de Malaisie
17 novembre : GP de la "Solidarité"
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