Troisième au Qatar, Valentino Rossi grimpe d'une marche lors de la seconde course en Argentine avec une belle deuxième place obtenue de haute lutte face à Cal Crutchlow. Le vétéran du MotoGP, bien que préoccupé par l'insolente domination de Viñales, tire néanmoins un bilan positif de son... 350ème Grand Prix !
Valentino Rossi, Yamaha-Movistar (7ème en qualifs et 2ème en course) : "Mon mécanicien Brent m’avait dit sur la grille : “C’est ton 350ème départ, essaie donc de faire une bonne course !" Je suis content, car dimanche j’étais compétitif du début jusqu’à la fin. Je me sens mieux physiquement, il faut dire que je m’entraîne dur. Du coup, j’ai pu attaquer tout au long de l’épreuve. Cette bagarre avec Cal était vraiment sympa, d’autant plus que j’ai réussi à le battre. Malheureusement, Maverick était un peu plus rapide"...
"Mais ce résultat est important aussi bien pour moi que pour mon équipe, car nous signons au final un doublé. Je ne pense pas que ça aurait changé le cours des choses si j’avais dépassé Cal plus tôt. Du point de vue des chronos, Maverick était un peu plus fort. Par ailleurs cette piste est toujours délicate. Nous y avons vu de nombreux problèmes par le passé. Il faut prêter attention aux bosses, aux portions sales, surtout lorsqu’il a plu la veille. Dans l’ensemble, c’était une bonne course, car nous avons inscrit de gros points et parce que je me suis senti à l'aise sur la moto".
L'analyse Moto-Net.Com : Au regard de sa laborieuse mise en action en Argentine (16ème puis 12ème en essais libres) et de sa 7ème place en qualifications à 1,7 sec de la pole de Marquez, c'est peu dire que le 350ème Grands Prix de Valentino Rossi semblait mal engagé... D'autant que contrairement à son habitude, le Docteur ne s'est pas non plus illustré au warm-up (12ème à 0,7 sec), dernière séance avant la course durant laquelle il revient habituellement aux avant-postes.
Soufflé par la supériorité au chrono de son coéquipier Viñales, le vétéran des Grands Prix avoue en outre toujours peiner sur sa Yamaha M1 2017, au guidon de laquelle il peine à renouer avec un bon feeling de l'avant. De son propre aveu, le n°46 perd du temps dans ses réglages, sans toujours parvenir à trouver l'équilibre satisfaisant. Inquiétant ? Oui et non, car si les essais sont importants, seule la course compte réellement : Rossi le prouve de nouveau en Argentine en décrochant de haute lutte la seconde place à 2,915 sec de Viñales !
Beau joueur, le Docteur avoue avoir dû se dépouiller pour se défaire du très consistant Cal Crutchlow sur sa Honda-LCR, dont il avait perçu le potentiel dès les essais libres. Victorieux de cette lutte acharnée, Rossi se réjouit de terminer cette deuxième course dans un meilleur état physique qu'au Qatar, où il avait littéralement fini sur les rotules. Malgré son attitude de jeune premier, Rossi admet à demi-mots que l'adrénaline de la compétition ne suffit pas toujours à compenser les stigmates de l'âge : à 38 ans, le "Doc" accuse tout de même seize années de plus que Viñales...
350 Grands Prix to his name & he's still racking up the podiums...
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— MotoGP™ (@MotoGP) 9 avril 2017
Quant à la démonstration de son coéquipier, justement, le n°46 est formel : rien ni personne n'aurait pu perturber la marche victorieuse du n°25. "Je ne pense pas que ça aurait changé le cours des choses si j’avais dépassé Cal plus tôt", reconnaît-il humblement.
Malgré sa satisfaction d'occuper la seconde place du classement provisoire à 14 points de Maverick Viñales, temporairement à l'abri de Marquez et Dovizioso suite à leur chute, Valentino Rossi sait qu'il doit impérativement mettre le gant sur de meilleurs réglages pour gagner en compétitivité face à son équipier. Si possible, le génie des alpages doit y parvenir dès les premières séances d'essais pour ne plus avoir à forcer dans l'urgence.
Reste que la démarche est plus évidente à décrire qu'à mettre en application, surtout dans le contexte particulier de ce Grand Prix d'Argentine. Outre la météo capricieuse, les pilotes ont aussi dû composer avec les précautions prises par Michelin pour éviter la débâcle de l'an dernier, quand le pneu arrière de Redding avait explosé pendant les essais et que la course avait comporté un arrêt obligatoire pour changer de pneus.
Globalement plus dure que l'an passé, l'allocation pneumatique du Bibendum comportait même une quatrième solution inédite en plus des trois choix de dureté habituels. Finalement, ce quatrième pneu à la carcasse rigidifiée n'a pas été utilisé, bloqué au port à cause de la grève générale qui paralysait l'Argentine ce week-end ! Personne ne s'en est plaint, au contraire même puisque les pilotes estiment compliqué, voire déraisonnable, d'avoir autant de solutions à disposition sur un seul week-end de course. "Avec la météo de samedi, quand aurions-nous eu le temps de tester un pneu supplémentaire ?", s'est notamment interrogé Cal Crutchlow.
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Plateau : Les pilotes et leurs motos 2025
02 mars : GP de Thaïlande
16 mars : GP d'Argentine
30 mars : GP des Amériques
13 avril : GP du Qatar
27 avril : GP d'Espagne
11 mai : GP de France
25 mai : GP de Grande-Bretagne
08 juin : GP d'Aragon
22 juin : GP d'Italie
29 juin : GP des Pays-Bas
13 juillet : GP d'Allemagne
20 juillet : GP de République Tchèque (sous réserve)
17 août : GP d'Autriche
24 août : GP de Hongrie (sous réserve)
07 septembre : GP de Catalogne
14 septembre : GP de Saint-Marin
28 septembre : GP du Japon
05 octobre : GP d'Indonésie
19 octobre : GP d'Australie
26 octobre : GP de Malaisie
09 novembre : GP du Portugal
17 novembre : GP de Valence
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