Marc Marquez efface par une victoire au GP d'Espagne 2019 son cuisant abandon de la course précédente au Texas. Le tenant du titre, jamais inquiété, signe son deuxième succès consécutif à Jerez sur sa Honda devant la Suzuki de Rins et la Yamaha de Viñales. Désillusion en revanche pour Quartararo, très mal récompensé de sa première pole en MotoGP par un rageant pépin technique...
Certains pilotes mettent un genou à terre après un coup dur, le temps de digérer l'échec. Quelques-uns peinent même à rebondir suite une contre-performance, comme paralysés par le doute... Marc Marquez, lui, n'est pas fait de ce bois : à terre lors du GP des Amériques, le n°93 revient au sommet trois semaines plus tard à Jerez !
Le tenant du titre s'est livré à une performance exemplaire sur la piste andalouse récemment resurfaçée, prenant avec autorité le commandement de cette première manche européenne dès l'extinction des feux pour ne plus le quitter jusqu'au drapeau à damier. Marquez a creusé l'écart tour après tour, comme au Texas... mais cette fois sans commettre la moindre erreur !
Ses premiers poursuivants ont dans un premier temps été les Yamaha Petronas-SRT de Morbidelli et Quartararo, qui ont démontré une exceptionnelle vitesse ce week-end en Espagne. Sacré perf' pour ce tout nouveau team, certes composé d'hommes d'expérience comme Ramon Forcada (l'ancien chef-mécano de Viñales).
Un temps calé dans la roue du champion du monde, Morbidelli a dû céder la place à son prodigieux coéquipier : Fabio Quartararo, auteur de sa première pole position en MotoGP à Jerez et nouveau détenteur du record de précocité en catégorie reine à 20 et 14 jours ! Plus fort encore que Marc Marquez himself, qui était le plus jeune poleman depuis 2013 !
Ce Grand Prix d'Espagne laissera hélas un goût amer à l'excellent débutant niçois, par ailleurs premier français en pole depuis Zarco en Malaisie en 2018... La boîte de vitesses de sa M1 2019 - un cran en deçà des Yam' officielles - est restée bloquée en troisième à la sortie d'un gauche, signifiant l'abandon du n°20... Et la proverbiale fiabilité japonaise, alors ?!
Heartbreak for @FabioQ20!
Mechanical misfortune robs the @sepangracing rider of a maiden #MotoGP podium! #SpanishGP pic.twitter.com/MNdLwZpKbl
— MotoGP (@MotoGP) 5 mai 2019
Deuxième coup dur de la saison pour "El Diablo", déjà puni de son empressement lors du tour de chauffe de la première course au Qatar. Sa colère et sa peine faisaient peine à voir de retour dans son box... Comment l'en blâmer, alors qu'un potentiel podium lui tendait les bras ?
Son coéquipier Franco Morbidelli - muni d'une M1 2019 à peine moins évoluée que les usines - décroche quant à lui au cap de la mi-course pour rétrograder à la 7ème position. L'italo-brésilien n'avait pas la constance pour rester dans le groupe de tête, où se sont invités des spécialistes des fins de course comme Rins et Dovizioso.
Alex Rins, seulement 9ème sur la grille, est comme à son habitude remonté bille en tête sur sa GSX-RR, fournissant une nouvelle démonstration de sa pugnacité. Le n°42 s'est hissé à la deuxième place à plusieurs secondes de Marquez, avant de contrôler son avance sur Viñales, Dovizioso et Petrucci. Quel finisseur, ce Rins !
From ninth to second!
A superb @Rins42 recovery to underline his championship credentials! #SpanishGP pic.twitter.com/4kiAnIEh0A
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Viñales, menacé jusque dans le dernier tour par la Ducati de Dovizioso, est finalement parvenu à sauver son premier podium de la saison 2019 : il était temps pour "Mack", auteur de trois premières courses anonymes, voire assez préoccupantes (7ème au Qatar, chute en Argentine et 11ème à Austin).
Ce podium "Honda-Suzuki-Yamaha" prend encore davantage d'envergure grâce au doublé Ducati juste derrière : celles de Doviziso et Petrucci, soit quatre marques aux quatre premières positions. Concurrentiel et ouvert, le MotoGP ? Un peu, oui !
Valentino Rossi, 6ème à 7,547 sec, sauve les meubles après un week-end particulièrement compliqué en Andalousie : le Docteur, jamais dans le coup pendant les essais et seulement 13ème sur la grille, est parvenu à gagner sept positions en course grâce à son talent et son expérience.
Le n°46 échoue toutefois loin de son logique objectif de podium suite à ses deuxième places en Argentine et à Austin. Il l'avoue sans détours : Jerez est devenu problématique pour lui depuis sa dernière victoire en 2016, alors que ce circuit correspondait jusque-là à merveille à son pilotage et à sa moto...
Comment interpréter de telles difficultés alors que Quartararo et Morbidelli se sont illustrés aux 1ère et 2ème places sur la grille avant de temporairement talonner Marquez, et que son coéquipier Viñales y décroche le podium à 2,443 sec de l'intouchable officiel Honda ? Le n°46 lui-même ne l'explique pas...
Autre contre-performance cuisante : celle de Jorge Lorenzo, 12ème à 18,473 sec de son vainqueur de coéquipier sur la même moto ! Pas de problème d'embrayage comme au Qatar ou d'autre "mystérieux" souci technique comme à Austin pour expliquer cette arrivée loin du compte...
Lights out at Jerez!
Who did the best @MissionWinnow start of the #SpanishGP? Vote now! #SpanishGPpic.twitter.com/1Zeobonjiv
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Le majorquin, qualifié 11ème, finit derrière Aleix Espargaro, seul pilote officiel Aprilia en piste suite au forfait d'Andrea Iannone après sa lourde chute en FP4. Lorenzo devance Pol Espargaro et Johann Zarco, respectivement 13ème et 14ème sur leur RC16 dotée d'un nouveau châssis étrenné pendant leurs essais privés au Mans (72).
Marc Marquez récupère grâce à sa victoire à Jerez la tête du classement provisoire MotoGP avec un point d'avance sur Alex Rins (70 contre 69) et trois longueurs d'avance sur Andrea Dovizioso (67), ancien leader du championnat.
That was a major statement from @marcmarquez93!
The @HRC_MotoGP rider is back on top of the championship! #SpanishGP pic.twitter.com/U8Y4AqYAXV
— MotoGP(@MotoGP) 5 mai 2019
Valentino Rossi redescend de la 2ème à 4ème position avec 9 points de retard sur l'homme de tête. L'italien précède son compatriote Danilo Petrucci, décidément en peine pour sceller avec succès son passage dans le team officiel Ducati.
Maverick Viñales remonte pour sa part au 6ème rang mais accuse déjà un écart de 40 points (!) sur Marc Marquez en raison de ses premières courses laborieuses et de son résultat blanc en Argentine. L'officiel Yamaha a pris 10 points de retard par course sur le tenant du titre !
Fabio Quartararo passe de la 10ème à la 13ème position derrière les frères Espargaro (Pol et Aleix) suite à sa frustrante casse à Jerez : le débutant français cède sa flatteuse position de premier pilote satellite à son coéquipier Franco Morbidelli, qui remonte au 10ème rang après avoir signé sa meilleure qualification en MotoGP (2ème).
Ce Grand Prix d'Espagne sera suivi dès demain lundi par une séance d'essais officiels, puis par le GP de France MotoGP du 17 au 19 mai : restez connectés !
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Plateau : Les pilotes et leurs motos 2025
02 mars : GP de Thaïlande
16 mars : GP d'Argentine
30 mars : GP des Amériques
13 avril : GP du Qatar
27 avril : GP d'Espagne
11 mai : GP de France
25 mai : GP de Grande-Bretagne
08 juin : GP d'Aragon
22 juin : GP d'Italie
29 juin : GP des Pays-Bas
13 juillet : GP d'Allemagne
20 juillet : GP de République Tchèque (sous réserve)
17 août : GP d'Autriche
24 août : GP de Hongrie (sous réserve)
07 septembre : GP de Catalogne
14 septembre : GP de Saint-Marin
28 septembre : GP du Japon
05 octobre : GP d'Indonésie
19 octobre : GP d'Australie
26 octobre : GP de Malaisie
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17 novembre : GP de Valence
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