Le Grand Prix de France Moto, prévu du 15 au 17 mai au Mans (72), est-il menacé par le coronavirus ? L'épreuve MotoGP française peut-elle être annulée comme celle du Qatar ou reportée comme le GP de Thaïlande ? MNC a interrogé le promoteur, Philibert Michy. Interview.
Le GP de France Moto était initialement la sixième date dans le calendrier MotoGP 2020 après le Qatar, la Thaïlande, l'Amérique, l'Argentine et l'Espagne. Mais le développement du coronavirus en a décidé autrement : la première course MotoGP au Qatar a été annulée et la deuxième en Thaïlande reportée.
Les pilotes MotoGP voient leur début de saison reporté d'un mois au GP des Amériques, alors que Moto3 et Moto2 s'affronteront comme prévu au Qatar ce week-end car tout le monde était déjà sur place suite à des essais. A ce stade, des incertitudes planent toujours sur la date réelle du coup d'envoi et le déroulement des courses à venir.
Pour le GP des Amériques, la porte-parole du Circuit of the Americas interrogée par Moto-Net.Com se borne à rappeler que "pour le moment, nous sommes toujours prévus au calendrier".
Le Covid-19 - responsable à ce jour de 85 décès en Europe dont 80 en Italie selon Santé Publique France - remet en cause tous les événements tout en imposant des restrictions aux voyageurs en provenance de pays à risques comme la Chine, l'Italie, l'Iran et la Corée. En France, tous les rassemblements "de plus de 5000 personnes en milieu confiné" sont interdits.
Cette crise délicate car imprévisible est à l'origine d'annulations en série comme celle du salon du Livre, du semi-marathon de Paris ou du concert de M. Pokora à Bercy. Plus inquiétant encore pour les fans de Fabio Quartararo et Johann Zarco : ces mesures pourraient impacter le GP de France Moto prévu le 17 mai sur le circuit du Mans (72).
Contacté par MNC, le promoteur de la course française se veut toutefois rassurant : le directeur général de PHA-Michy nous assure que "le Grand Prix de France est maintenu à ce jour et aucun report ou annulation n'est envisagé à 75 jours de l'épreuve", explique Philibert Michy, ci-dessous aux côtés de sa soeur Victoria (directrice générale) et de son père Claude, fondateur de l'entreprise familiale en 1994.
Le promoteur auvergnat reste cependant extrêmement attentif à l'évolution de la situation en France et dans le monde, conscient que la décision finale de maintenir ou non le GP de France dépendra des orientations prises par le ministère de la Santé et la préfecture. Il s'en explique dans notre interview MNC.
Moto-Net.Com : Avez-vous reçu des directives du ministère de la Santé qui peuvent remettre en cause la tenue du Grand Prix de France 2020 ?
Philibert Michy, directeur général de PHA-Michy : Aujourd'hui, aucune information dans ce sens ne nous ont été communiquées par le ministère de la Santé ou la préfecture. L'événement étant soumis à autorisation préfectorale, c'est à ce niveau que cela se décidera. A ce jour, le Grand Prix de France est maintenu : aucun report ou annulation n'est envisagé à 75 jours de l'épreuve. Par ailleurs, l'interdiction de rassemblements de plus 5000 personnes en France concerne les événements en milieu confiné, ce qui n'est pas le cas du GP de France organisé en espace ouvert.
Nous n'avons donc pas de raison d'envisager de ne pas maintenir le Grand Prix, d'autant que nous avons la chance de disposer d'un certain laps de temps avant le 17 mai. Comme tout le monde, nous suivons cependant la situation de près dans l'attente d'évolutions. Mais à ce jour, nous sommes positifs quant au maintien du Grand Prix de France Moto 2020.
M. N. C. : L'automobile Club de l'Ouest (ACO), organisateur des 24H Motos du Mans, vient de faire parvenir un courrier aux pilotes et teams engagés à propos du coronavirus : allez-vous faire la même chose auprès des concurrents et équipes MotoGP ?
P. M. : Non, ce n'est pas notre rôle. Nous sommes en discussions et en lien constant avec Dorna et l'IRTA (respectivement promoteur et association des teams en Grands Prix, NDLR) et ce sont eux qui traitent directement avec les teams. Mais pour l'instant, chacun est en quelque sorte en attente...
M. N. C. : Si l'épidémie du coronavirus venait à se poursuivre, envisagez-vous des solutions alternatives pour le GP de France ? Le reporter à une date ultérieure ou carrément l'organiser à huis clos, sans spectateurs, afin de pouvoir malgré tout le transmettre à la TV comme certaines rencontres sportives (notamment le match de foot de Ligue 2 entre Chambly et Le Mans, justement, prévu vendredi dans l'Oise) ?
P. M. : Aucune date de report n'est envisagée plus tard dans la saison puisque le maintien de l'épreuve est à l'ordre du jour ! Concernant l'organisation du Grand Prix à huis clos, je n'ai pas de réponse à vous apporter pour le moment.
M. N. C. : Avez-vous constaté une baisse des réservations depuis l'apparition du coronavirus ?
P. M. : Cela n'a pas impacté nos ventes, mais toutes nos tribunes sont déjà complètes et nous sommes sur la fin de notre tarif promotionnel (82 euros au lieu de 88 jusqu'au 20 avril, NDLR).
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Plateau : Les pilotes et leurs motos 2025
02 mars : GP de Thaïlande
16 mars : GP d'Argentine
30 mars : GP des Amériques
13 avril : GP du Qatar
27 avril : GP d'Espagne
11 mai : GP de France
25 mai : GP de Grande-Bretagne
08 juin : GP d'Aragon
22 juin : GP d'Italie
29 juin : GP des Pays-Bas
13 juillet : GP d'Allemagne
20 juillet : GP de République Tchèque (sous réserve)
17 août : GP d'Autriche
24 août : GP de Hongrie (sous réserve)
07 septembre : GP de Catalogne
14 septembre : GP de Saint-Marin
28 septembre : GP du Japon
05 octobre : GP d'Indonésie
19 octobre : GP d'Australie
26 octobre : GP de Malaisie
09 novembre : GP du Portugal
17 novembre : GP de Valence
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