Depuis deux ans, Mayobanex Torres Diaz et ses amis imaginent et dessinent des créatures, moitié moto moitié animales. En commercialisant ces "Moto Animals", le jeune designer américain compte développer sa communauté de motard(e)s à travers le monde. Interview.
Mayobanex Torres Diaz, vous connaissez ? Moto-Net.Com non plus ne connaissait pas. Pas avant de contacter cet américain de 26 ans, à l'origine de drôle de bêtes : les "Moto Animals" qui semblent sortir tout droit d'un film hollywoodien, à la Transformers !
Ninja H2R Chauve-souris, R6 Scorpion, Panigale Taureau, S1000RR Requin, CBR600RR Panthère, 390 Duke Guêpe, Hayabusa Élephant, Daytona Gecko... Une quarantaine d'espèces - de motos ! - constituent cet original bestiaire et peuvent être adoptées : sur un tee-shirt, un porte-clés, un sticker, une tasse, etc.
Grâce aux revenus générés par sa boutique en ligne, le jeune designer floridien espère développer sa communauté : le groupe "Moto Riders Universe" qui réunirait sur son propre site environ 192 000 motard(e)s, dont 110 000 en Amérique du nord. MNC l'a contacté...
Moto-Net.Com : Hello ! Tes "moto-animaux" sont appréciés par beaucoup de gens sur les réseaux sociaux, dont MNC. Quand as-tu commencé à les dessiner ?
Mayobanex Torres Diaz : Nous avons créé les premiers animaux il y a deux ans. Mais à l'époque, je ne pouvais pas accorder beaucoup de temps à cette activité. Je me suis lancé pour de bon et je peux sortir de nouveaux dessins maintenant. De nombreux magasins m'écrivent pour distribuer mes produits. Je cherche donc un bon fournisseur, de qualité.
MNC : Au début, c'était juste pour le "fun", pour toi et quelques amis ?
M. T. D.: Oui, j'ai commencé parce que je savais comment m'y prendre et que je trouvais ça plaisant et original. On peut ne pas trouver ça sympa. Mais de nos jours, les teeshirts "design" sont tous les mêmes. Là au moins, je propose quelque chose de différent.
MNC : Ces créations et leurs produits dérivés te permettent de gagner ta vie ?
M. T. D.: Non, c'est juste un passe-temps et tout l'argent gagné est réinjecté dans notre réseau social motard "Moto Riders Universe". Sur Facebook, nous sommes l'un des plus grand et populaire groupe de motards et nous gérons d'autres pages : MRU and cool bikes, MRU and sportbikes, MRU and hot girls, et Moto Animals bien sûr. En ce moment et depuis plusieurs mois, nous travaillons sur une application pour Smartphone. Je n'ai pas de boulot annexe. Évidemment, je ne suis pas seul à bosser sur ces projets : j'ai des amis qui m'aident gracieusement, des collaborateurs que je rémunère. Mais la plupart sont des proches.
MNC : Comment t'es-tu rendu-compte que tu pouvais commercialiser tes œuvres ?
M. T. D.: Je l'ai su dès le début car personne d'autre ne l'avait fait avant. Mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit si dur car nous avons 37 modèles à ce jour, et 110 en tenant compte des coloris. Or les gens veulent leur propre peinture, voire leur propre moto... Il m'arrive de faire des peintures perso pour des bloggeurs car il me font un peu de pub. Mais satisfaire tout le monde est très dur car je dois faire des centaines de motos dans des douzaines de couleurs différentes... ce qui fait des milliers d'options ! Ça semble irréel, mais je compte bien le faire. Aujourd'hui, j'ai une trentaine d'idées. Ça prend du temps, mais je vais essayer.
MNC : Tu sembles être amateur de sportives. Mais tu as aussi imaginé quelques roadsters Duke aussi, le trail Multistrada et le custom 883 Iron. Travailles-tu sur d'autres types de motos ?
M. T. D.: Oui, j'ai quelques idées pour des Harley-Davidson et des BMW GS. Le plus compliqué, ce sont les motos qui n'ont qu'un simple phare, et les motocross. Il va falloir que je me creuse la tête.
MNC : Comptes tu dessiner de vieilles motos également ?
M. T. D.: Oui, j'y pense. Je vais peut-être créer une lignée spéciale d'animaux pour les anciens modèles (pourquoi pas des dinosaures, NDLR ?!).
MNC : Dans quel pays vends-tu le plus d'articles ? As-tu des clients ailleurs, en France par exemple ?
M. T. D.: C'est aux États-Unis que je vends le plus de produits. Mais j'en exporte aussi beaucoup ! Je ne pourrais dire où précisément. Mais j'ai des clients en France effectivement.
MNC : Sur quoi travailles-tu en ce moment ?
M. T. D.: Il y a de nombreuses demandes. Nous travaillons sur les GSX-S1000 et 750.
MNC : Pour conclure, à quoi ressemblerait la vénérable TDM900 du directeur de Moto-Net.Com ?
M. T. D.: Laissez-moi le temps d'y réfléchir... Je vous tiens au courant !
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