Leader autoproclamé dans le deux-roues électrique avec 13,8 millions de scooters, vélos et trottinettes vendus dans le monde en 2021 (!), Yadea arrive tout juste en France. L’an prochain, le géant chinois tentera une première incursion dans la moto avec sa Keeness VFD, à piles bien sûr et équivalent 125 cc. Présentation.
Yadea a profité du dernier salon Eicma de Milan pour dévoiler un tout nouveau deux-roues électrique. Un engin qui pourrait intéresser les motards, amateurs de "batterie" ! OK, si le jeu de mot en français est involontaire de la part du constructeur chinois (voir la première vidéo en bas d’article), il n’en demeure pas moins savoureux, non ?
Inconnu dans le - petit - monde de la moto, Yadea est un géant sur le secteur très branchés des trottinettes, vélos et scooters à piles : fondé au début du siècle (XXIème...), le groupe dominerait les ventes mondiales "depuis cinq ans, avec un nouveau record de 13,8 millions d'unités vendues en 2021", clament ses responsables (voir la seconde vidéo "corporate" en bas d’article, aussi léchée que celles des constructeurs italiens, experts en la matière !)
Cotée en bourse depuis 2016, la marque a connu une phénoménale croissance en 2020, son action atteignant un pic à près de 21,7 dollars de Hong-Kong (contre 1,5 dollar à son introduction et 14,7 dollars actuellement) alors qu’elle débarquait justement sur les marchés européens - les vrais -, notamment la France.
Afin de poursuivre son essor - commercial et financier -, Yadea investit le créaneau grandissant de la moto électrique au moyen d’une inédite Keeness VFD, présentée comme étant "la moto électrique d'entrée de gamme idéale". Une équivalente aux 125 cc thermiques, accessibles aux motards (dès le permis A1) comme aux "motomobilistes" (permis B) !
"La Yadea Keeness VFD est animée par un moteur central capable de développer jusqu’à 10 kW en crête (5,5 kW nominal)", annonce le spécialiste des légers deux-roues électriques (poids de la moto inconnu d’ailleurs). "La vitesse maximum sera de 100 km/h", promet-il.
Dotée d’un couple maximal, généreux et instantané - magie de la fée électricité ! - de 280 Nm, la moto "passera de 0 à 50 km/h en 4 secondes". Suffisant donc pour réaliser le "holeshot" au feu tricolore. Mais attention de ne pas en abuser, au risque de faire fondre l’autonomie estimée à 140 km... à une vitesse constante de 45 km/h.
L’alimentation du moulin électrique est assurée par une paire de batteries au lithium (72V 32Ah pour 14 kg) "facilement amovible afin de procéder à sa recharge". Afin aussi, de capter une clientèle qui ne bénéficie pas toujours d’un garage privé ou d’une place de parking équipée d’une prise !
Pour attirer le chaland toujours, Yadea mise sur un "design d'aile d'avion" qui d’après lui, "exprime un sentiment de vitesse et de puissance. Son phare avant s'apparente à une forme d'étoile filante, avec une luminosité de 28 000 CD pour un éclairage optimal, précisent des chinois très inspirés... de la Suzuki GSX-S125, un peu ?
La Keeness VFD s’annonce très accessible avec une selle placée à 770 mm du sol et se veut à la hauteur en termes de partie-cycle : fourche inversée, bras oscillant en alu associé à un monoamortisseur, jantes de 17 pouces (100/80 et 130/70), freins à disque de 300 mm devant, 240 mm derrière (combinés, ce qui permet de se passer d’ABS).
Côté pratique, cette nouveauté 2023 abrite un coffre de 16 litres à la place du traditionnel réservoir d’essence, permettant d’emporter l’indispensable "câble de recharge, un équipement de pluie, un sac"... Elle intègre aussi un régulateur de vitesse et un démarre sans - insérer de - clé.
La Yadea Keeness VFD est attendue en France à la mi-2023 et sera déclinée dans deux coloris sobres, Noir ou Gris. Son tarif n’est pas encore fixé mais devrait s’aligner sur les prix pratiqués par la concurrence. Pour frapper fort, le géant chinois pourrait même descendre un peu en-dessous... Affaire à suivre sur MNC : restez branchés !
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