Après un premier essai de la BMW R1200GS 2013 en Afrique du Sud cet hiver, la rédaction de Moto-Net.Com a voulu confronter le nouveau gros trail allemand à l'ancien modèle 2012. La référence du segment va-t-elle le rester ? Duel fratricide !
En découvrant la toute nouvelle version de la R1200GS, GSman s'exclame subitement : "c'est génial cette molette pour régler la hauteur de la bulle ! Bon, j'aurais préféré qu'elle se trouve à gauche pour ne pas avoir à tendre le bras de l'autre côté, mais c'est vachement mieux que sur la mienne avec ses deux vis".
Il poursuit son tour du propriétaire et les remarques continuent de fuser : "ça aussi, c'est mignon", lance-t-il au sujet des valves de gonflage fixées dans un bâton, à la perpendiculaire de la jante, donc nettement plus accessible.
La GS étant équipée d'un monobras, c'est au niveau de la roue avant que l'on apprécie surtout cette délicate attention : "sur la mienne, équipée de jantes à rayons, je me salis toujours les doigts ou les gants en remettant de l'air. D'ailleurs, elle indique la pression des pneus aussi, la 2013 ?" La réponse est affirmative, mais c'est une option.
"Une prise 12V se trouve au niveau du guidon", note également notre apprenti-essayeur, "c'est un bon point aussi par rapport à la 2012 : bien plus accessible et pratique que sous la selle ! Ca peut éviter à certains de tirer des fils pour utiliser un GPS à l'occasion".
Sous la selle de l'ancien modèle justement, il n'y a pas grand-chose à voir. Côté pilote, la batterie est à disposition mais la boîte à outils occupe le peu d'espace libre. Et côté passager se cache un second porte-paquets sous lequel peut se glisser un U spécifique BMW.
"Pour un célibataire comme moi, c'est top : les pattes en caoutchouc assurent la stabilité du sac et les deux séries de fentes permettent de l'arrimer solidement", poursuit-il. "Je vois qu'ils n'ont pas retenu ce système sur la 2013, c'est dommage".
Mais la nouvelle GS 2013 recèle de nouvelles astuces ! La selle passager, par exemple, possède deux positions : une avancée et une reculée. MNC conseille la seconde pour trois raisons : en duo, elle permet au passager de mieux s'accrocher au pilote (très important, vous comprendrez plus tard) et en solo, elle cale mieux le pilote et évite de laisser un vilain jour entre les deux selles. Sous cette selle passager, on pourra loger un bloque-disque mais pas de U.
À l'avant, la selle pilote dispose non plus de deux mais de quatre positions : haute ou basse (toujours 850 ou 870 mm), mais également incliné vers l'avant ou vers l'arrière selon la disposition des deux astucieux supports.
Le phare à LED (en option) retient aussi l'attention de GSman : "si ça peut éviter d'avoir à remplacer l'ampoule tous les 10 000 km et que ça éclaire encore mieux, alors pourquoi pas", remarque-t-il. D'un point de vue esthétique, le changement n'est pas maintenant bouleversant, car le dessin du nouveau phare s'inspire de l'ancien.
Contact coupé, le regard de la 2013 est plus sombre, "mais c'est au niveau des flancs que l'attitude évolue le plus", se rend compte notre rouleur : la présence de fins radiateurs latéraux donne naissance à des caches dont la forme de faux dynamise nettement l'avant de la machine.
Les lignes plus aiguisés du réservoir, l'abandon des rétroviseurs ronds pour des éléments plus modernes, les protège-mains plus fins - et mal fixés sur notre modèle d'essai ! -, ainsi que le bec plus bas, plus long et biseauté accentuent l'allure sportive de la nouvelle R1200GS.
Dans la liste des évolutions cosmétiques s'ajoutent l'arrivée de commodos plus classiques : "auf wiedersehen" le démarreur en forme de champignon et "tschüss" le système exclusif de clignotants... "Franchement, la commande unique ou le système Béhème ça ne change rien, c’est juste une question d’habitude", tranche notre lecteur !
Côté instrumentation, hormis les compteurs analogiques redessinés et la taille plus importante de l'écran LCD, les possesseurs de GS ne seront absolument pas perdus. Les plus attentifs noteront que la zone rouge est décalée de 500 tr/min et que la vitesse max affichée passe de 220 à 240 km/h.
En ce qui concerne la finition, l'inspection du modèle 2013 n'appelle que deux critiques. D'une part, comme sur la 2012, quelques cosses et fils auraient pu être mieux camouflés, notamment au niveau du poste de pilotage. De l'autre, l'aspect de certaines soudures sur la boucle arrière est inacceptable pour une moto de ce prix (à partir de 15 150 €).
En selle, basse ou creuse
Mais il est grand temps de chevaucher nos Béhèmes... Du haut de son mètre soixante-dix, GSman remarque instantanément que la 2013 est plus accessible que la 2012, contrairement à ce que laissaient prévoir les fiches techniques qui indiquent des hauteurs de selle scrupuleusement identiques.
Calée en position basse (850 mm), la selle de la R1200GS 2013 est plus fine que celle qui équipe d'origine l'ancienne. Le réservoir est également moins large à sa base, si bien que la nouvelle GS permet à notre compagnon de route d'effleurer le sol des deux côtés.
"Ça, je ne pouvais pas le faire sur la 2012 et c'est d'ailleurs ce qui m'a incité à prendre l'option selle creuse, gratuite à la commande de la moto". Les pilotes d'1,80 m chaussés de bottes de route peuvent quant à eux poser les talons de part et d'autre de la GS 2013. "Sehr gut" !
Néanmoins, notre expert en GS préfère la selle 2012 car elle bénéficie de petits appendices latéraux se prolongeant plus en avant sur le réservoir : "je trouve que ça offre un léger plus en confort entre les cuisses", avance GSman.
Chez MNC, on note que ce sera surtout utile aux aventuriers qui peuvent verrouiller plus fermement et confortablement le réservoir entre les genoux lorsqu'ils circulent debout sur les chemins.
La nouvelle GS nous réserve une autre surprise au moment de la relever de sa béquille : malgré ses 9 kg supplémentaires, elle semble un peu moins lourde ! L'astuce des Allemands est simple : rallonger la latérale !
"C'est pas bête, surtout que l'ancien modèle avait tendance à trop se pencher", note GSman. D'après lui, il faut même faire attention à ne pas la garer dans un dévers, car l'effort pour mettre les 229 kg tous pleins faits à la verticale peut devenir "kolossal".
On regrette simplement que la nouvelle béquille latérale ne soit pas aussi évidente à choper que l'ancienne. Que ce soit avec le talon via l'ergot placé juste devant le repose-pied - grrr - ou avec la pointe du pied pour la saisir par son extrémité dépassant juste derrière le même repose-pied - regrrr -, la latérale 2013 joue avec nos nerfs !
A contrario, la béquille centrale obtient les félicitations du jury. Déjà pas bien compliquée à jucher sur la centrale en 2012, la GS est encore plus facile à stationner en 2013 ! Enfin, les deux modèles demandent un bon coup de rein pour les faire redescendre : action, moteur !
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CONDITIONS ET PARCOURS | ||
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POINTS FORTS R1200GS 2013 | ||
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POINTS FORTS R1200GS 2012 | ||
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POINTS FAIBLES R1200GS 2013 | ||
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POINTS FAIBLES R1200GS 2012 | ||
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