
En Vendée, le conseil départemental et la FFMC 85 unissent leurs forces pour repenser la sécurité routière. En supprimant certaines glissières et en innovant avec des dispositifs adaptés, ils réduisent les risques pour les motards tout en optimisant les coûts. Une démarche exemplaire, alliant prévention et aménagements ciblés. Bravo !
Le départemental de la Vendée et l'antenne locale de la Fédération française des motards en colère (FFMC 85) mènent une politique active de suppression ciblée des glissières de sécurité sur les routes les plus fréquentées. Bien que ces glissières protègent les automobilistes en empêchant les sorties de route, elles représentent un danger accru pour les motards en cas de chute.
Depuis 2017, seize zones sensibles ont été équipées de 1895 mètres de dispositifs "écrans motards", transformant les glissières en dispositifs doubles pour limiter les risques de graves blessures voire de décès : les rails en bord de route s'apparentent en effet à d'effroyable "guillotines à motards"...
Ces "écrans motards" consistent en une seconde glissière installée sous la première, qui réduit les risques de contact direct avec les montants métalliques en cas de chute. Et pas qu'un peu, puisque selon l'observatoire national interministériel de la sécurité routière (OSNIR), "les blessures sont 5 fois plus sévères en cas d’impact sur une barrière sans écran motard (GIDAS, 2002)".

Parallèlement, le département remplace certaines glissières jugées inutiles par des supports à sécurité passive, des mâts conçus pour se déformer à l’impact, supprimant ainsi le besoin de glissières supplémentaires. Les glissières supprimées et en bon état, sont recyclées pour des travaux d’entretien.
Entre 2018 et 2022, plus de 5 kilomètres de glissières ont été retirés, et 75 supports à sécurité passive ont été installés pour un coût de 255 000 euros. En 2025 et 2026, 800 mètres supplémentaires doivent à leur tour être supprimés, notamment sur les bretelles d’accès, pour un budget de 40 000 euros (merci, la TVA sur le contrôle technique moto ?!).

Brigitte Hybert, présidente de la commission Routes et Mobilités durables, souligne que cette démarche vise à concilier sécurité des automobilistes et protection des motards, tout en optimisant les coûts. Le partenariat avec la FFMC 85 s’étend aussi à la prévention, via des formations dispensées dans les collèges (qui sont gérés par les départements, pour rappel).
Dans le cadre du programme "Éducation routière à la jeunesse", des bénévoles de la FFMC consacrent plus de 2500 heures chaque année, afin de sensibiliser les collégiens aux risques routiers et leur indiquer les réflexes à adopter en cas d’accident, renforçant ainsi l’impact de ces aménagements sur la sécurité globale. Non vraiment, 85x bravo !
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